Niort : expositions à la Villa Pérochon
Le centre d'art contemporain photographique de Niort (64,rue Paul François Proust), vous ouvre ses portes avec une exposition aussi belle que touchante : « Douze femmes ouvrent hier. »
Les témoignages de douze femmes offrant un autre regard sur la mémoire ouvrière de Niort.
Cette exposition, réalisée par Camille Perreau et Florence Brochoire fera ensuite l'objet d'un livre dont la sortie est prévue pour le 13 avril 2013.
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De la douleur à l'espoir, en passant par la beauté, la révolte, l'indignation ou les larmes, voilà tout ce qui ressort des œuvres de Denis Dailleux, que vous pouvez aller admirer jusqu’au 31 mai à la Villa Pérochon
L'exposition photographique "Du Nil dans mes veines", se concentre sur les révoltes Égyptiennes ainsi que sur les disparités sociales. "L'injustice me révolte" explique M. Dailleux, qui depuis 1998 vit une véritable aventure amoureuse avec l’Égypte. Les photos sont d'ailleurs accompagnées d'un poignant témoignage des mères de disparus durant les révoltes de 2011.
Les deux expositions sont gratuites et ne demandent qu'à être vues. Pour plus de renseignement, voici le lien internet du site de la Villa Pérochon : http://www.cacp-villaperochon.com/data/documents/dp-villa-perochon.pdf
Pour conclure cet article, je laisserai tout simplement la parole à Denis Dailleux, qui justifie mieux que quiconque sont choix photographique.
«Le 5 avril 2008, au Caire, je reçois un coup de fil d'un ami français : " Ne sors pas demain, il y a un appel à la grève via les réseaux sociaux."
Le lendemain pourtant, je sors Place Tahrir. Il n'y a aucun manifestant, mais des policiers par centaines qui arrêtent arbitrairement des Égyptiens à la sortie du métro. Ils sèment la panique. Ce jour là, la police entrevoit la possibilité d'une révolte, mais la révolte n'a pas lieu. Ce jour là, je me dis que les Égyptiens doivent ressentir le devoir de mourir pour la Révolution.
Le 28 janvier 2011, vers 6 heures, je me rends à nouveau Place Tahrir avec un ami. En chemin nous constatons les traces de combat : des grilles arrachées, le sol jonché de détritus et l’odeur de gaz lacrymogènes. Arrivés sur le pont Kasr el Nil, des jeunes gens courent dans tous les sens, certains portent des blessés. Je vois ces jeunes garçons dans la fleur de l'âge se motiver en criant pour trouver le courage d'aller combattre des policiers armés jusqu'aux dents. Eux n'ont dans les mains que des pierres, certains n'ont pour toute arme que leur rage.
Nous ne le savons pas encore mais au même moment, insurrection a lieu dans tout le Caire. Partout, des jeunes gens descendent pour exprimer leur colère contre la police. Ils se joignent aux manifestants. Ce ne sont pas des activistes, mais de simples citoyens. Un grand nombre d'entre eux sont abattus par les policiers qui tirent depuis les toits.
Deux jours après, Place Tahrir, les photos des martyrs sont brandies par leurs amis. A cet instant précis, je décide de rendre hommage à ces jeunes héros Égyptiens en photographiant leurs parents et leurs lieux de vie pour que les disparus ne deviennent pas des oubliés.»
